12.02.2006
Le malaise viticole en Languedoc-Roussillon

2005 reste une année noire pour le vignoble régional. Plus de 10 000 hectares seront arrachés définitivement et les stocks de vin débordent des cuves. Les coopératives, très touchées, ont du mal à se résigner à l’ampleur de la crise. Mais les caves particulières aussi trinquent. Jusqu’alors relativement épargnées, elles entrent dans une sérieuse période de doute.
Les manifestations se sont multipliées tout au long de l’année. 7000 viticulteurs à Montpellier le 9 mars, 8 000 le 20 avril à Narbonne, 10 000 le 25 mai à Nîmes. La fin de l’année a été aussi agitée avec le retour des commandos viticoles. Le 29 novembre, l’Onivins est saccagé à Montpellier et plus de 7 000 hectolitres sont déversés à Sète. Le 7 décembre les viticulteurs gardois occupent le mas de l’Agriculture à Nîmes. Le gouvernement promet d’essayer, une fois de plus, de rassurer la profession.
Mais dans les vignes, le moral est au plus bas. Le 15 février, les vignerons descendront dans les rues de Nîmes, Narbonne et Béziers.
Vous êtes vigneron, préoccupé par l'avenir de votre métier; vous habitez la région et la crise que traverse la viticulture vous concerne. Vous acceptez mal de voir les paysages se transformer au fil des arrachages massifs. Vous pensez que la viticulture a un avenir dans cette région. Vous avez des idées, des propositions, des coups de gueule. Midiblogs vous donne la parole. Il vous suffit de cliquer sur commentaire pour vous exprimer.
10:00 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (72) | Envoyer cette note


Commentaires
Le vin est un atout pour notre région. Il y a tellement de façon de présenter une bouteille, une cuvée, le vin peut être un outil de communication, de pub, il suffit d'avoir un peu d'imagination. Beaucoup de gens achète une bouteille parce que le nom, l'étiquette, la forme lui plait et in est loin d'avoir épuisé ce filon.
J'ai une idée de cuvée, qui, si j'arrive a trouver un viticulteur qui à "les couilles" de la faire, fera incontestablement le tour du monde.
Ecrit par : pierrot le zygo | 12.02.2006
Jeune viticulteur dans l'herault je m'inquiete pour mon avenir et celui de toute la profession viticole sans oublier l'ensemble de nos fournisseurs (materiels et produits) et salariés du secteur (négoce,caviste... ) sans oublier l'ensemble du personnel de nos organismes professionnels(MSA, chambre d'agriculture...) celà fait du monde, il faudrait que nos politiques s'en préoccupent, car le nombre de chômeurs risque d'augmenter dans les mois qui arrivent si des solutions concretes ne sont pas trouvées. Nous ne demandons pas à être perfusé mais a vivre de notre travail d'autant plus, que nous avons fait ces dernieres années des efforts considerables en ce qui concerne la qualité de nos produits contrairement a d'autres régions. Nous ne devons pas être comme toujours les sacrifiés de la viticulture francaise, ce n'etait pas a nous d'arracher.
Ecrit par : FA | 12.02.2006
J'ai mis cette page ouverte à la discussion en lien sur mon blog, ainsi que le lien vers le dossier du journal.
La situation est grave, beaucoup de confrères sont désespérés, mais avant tout action, il faut aussi se rendre compte, que l'image que nous donnons dans la rue ici est largement distribuée et fait parfois un "marketing" involontaire ailleurs, la, où on veut établir une image positive, pour reconquérir des parts de marché.
Petit exemple sous:
http://lisson.over-blog.com/article-1711078.html
Ecrit par : Iris | 12.02.2006
Viticulteur est fier de l'être je m'interroge, comment notre gouvernement peut-il renier ainsi sa boisson nationale le vin qui fait vivre des milliers de familles francaises. Pourquoi le fruit de notre travail est-il a ce point diabolisé par nos politiques il n'est pas la cause de tous les mots comme semble le penser M. Chaballier qui soit dit en passant n'avait aucunes compétences pour réaliser le rapport qui lui a été confié mis a part le fait que s'est un malade mais demande t-on a un malade du cancer de realiser un rapport ce les causes de sa maladie? nous sommes bien avancés nous avons certes fait diminuer la consommation de vin mais nous sommes aujourd'hui les premiers consommateurs de whisky et avons mis des milliers de familles francaises dans la misere comme si notre pays n'etait pas assez mal en point. Pauvre France!!!!
Ecrit par : andre.D | 12.02.2006
Je ne suis pas convaincu que les politiques soient les responsables du déclin de notre profession. Le consommateur est seul maître aujourd'hui, il faut arrêter de prendre les gens pour des moutons. S'ils ne boivent plus de vin, c'est parce que leurs goûts ont changés et non parce qu'on leur dit que c'est dangereux pour la santé. C'est comme ça, je comprends que ca puisse être dur à accepter. Toutefois, c'est à mon avis la profession qui est la première responsable : il faut effectivement voir l'image véhiculée par les producteurs ou les interprofessions, on nage continuellement dans le ringard, le déjà vu, le reservi tiède... Il serait bien qu'on arrive enfin à se pencher sur le marketing (non, ce n'est pas un gros mot) et qu'on arrête avec les pauvres foires aux vins traditionnelles avec les accordéons, les saucisses grasses et les concours de boules.
Ecrit par : Pierre à Fusil | 12.02.2006
Merci à Midi Libre de remettre la vigne, le vin et les vignerons dans les priorités de l'information économique et sociale régionale, ce qu'ils étaient autrefois.
Le Languedoc Roussillon restera une grande région viticole mondiale, comme le Chili, l'Australie, l'Afrique du Sud, la Californie, mais notre région est trés différente des autres régions viticoles françaises, et sa gestion est plus tournée vers l'international que vers le marché français. Ni l'administration française, ni les organisations professionnelles ou para publiques nationales n'ont compris cette problématique, et nous avons des semelles de plomb dans la conquête de nouveaux marchés. Il faut que ça change rapidement.
Ecrit par : Clavel | 13.02.2006
les viticulteurs du village ou j habite n ont pas l air si
malheureux que cella
derniere mercedes et dernier 4x4 sont le lot commun de ces gens la
si il pouvais planter sur la route il le ferrait
il ne payent pas d impot
il defonce les routes avec leur engins de plus en plus gros
s il y a une categorie de gens a plaindre ce n est certainement pas ces gens la
Ecrit par : BRU CHISTIAN | 13.02.2006
actuellement la dramatique crise du vin dans le languedoc roussillon occupe les esprits, mais il y a quelque chose qui me choquent, je sais que certain syndicat de salarié vous on transmis des articles sur la crise du vin et vous ne le publier pas je me demande pourquoi?
Mêmeles salarié travaillant dans se secteur sont concerner
Ecrit par : hernandez Jean Claude | 13.02.2006
Réponse a M. Bru il est vrai que certains viticulteurs ne sont pas a plaindre notamment les plus agés ou les jeunes retraités issus du baby-boom, en effet, ils ont connus des années glorieuses mais aujourd'hui c'est tout autre chose pour les jeunes qui s'installent, la viticulture ne rapporte plus et les charges sont de plus en plus elevées mais on ne pas se résigner à laisser notre patrimoine à l'abandon même si l'on se dit certains matins qu'une place de salarié même au smic sera plus confortable.
Si vous n'êtes pas convaincus, acheté des vignes (il n'en manque pas a la vente) et installé vous vous verrez si ca rapporte autant!!!!!
Ecrit par : claude H | 13.02.2006
la manif du 15 fevrier ne doit pas etre une manifestation perdue dans l'annee 2006 mais le debut d' un mouvement sans concession , au dela de la viticulture c'est notre mode de vie . nos tradition et notre avenir que nous devons defendre ; soyons pret a un long combat contre le gouvernement francais, l'union europeenne .
Ecrit par : franck | 14.02.2006
Franck, est-ce que vous pourriez expliquer, qu'est-ce que vous rapprochez principalement au gouvernement francais et à l'Union Européenne, pour parler d'emblé d'un "combat"?
Ensuite, cela sera plus facile de discuter ou de comprendre.
Ecrit par : Iris | 14.02.2006
Réponse à Franck , le long combat que tu évoque contre l'état et l'UE est déjà perdu d'avance car pour notre REGION ILS ne veulent plus du côté tradition respect de l'identité des valeurs regionnales.C'est le TOURISME qui nous a fait vivre depuis environs 20 ans et maintenant il nous fera crever nous les vitculteurs.En sachant que le côté PRODUCTIF de la viticulture ne les intéressent PLUS.
C'est plus facile de vendre 1 m² de terrain constructible qu'1 hecto de vin.
C'est malheuresement ça l'avenir dans notre REGION...
Ecrit par : GS | 14.02.2006
le monde viticole regional se reveille enfin au grand complet de l'amont a l'aval de la filiere nous allons assister demain a un tournant capital et au début de la lutte, esperons que nous serons entendus!
Ecrit par : denis | 14.02.2006
le monde viticole regional se reveille enfin au grand complet de l'amont a l'aval de la filiere nous allons assister demain a un tournant capital et au début de la lutte, esperons que nous serons entendus!
Ecrit par : denis | 14.02.2006
A qui la faute ?
Ecrit par : Pierre à Fusil | 14.02.2006
Est-ce que vous voulez forcer les gens à boire votre vin ? Le gouvernement n'y est pour rien !! Le productivisme des années 60 a fait vos beaux jours, mais aujourd'hui il faut ouvrir les yeux. Le consommateur est de plus en plus averti, sachez le. En outre, vous aviez et vous avez un rôle de conservation du paysage, ce rôle vous l'avez totalement laissé tomber : qu'elles sont tristes ces grandes mers de vigne à perte de vue, sans aucun muret, aucun taillis, ni aucune haie, ces putains de parcelles recouvertes de mousse et de vergerette, compactées comme du bitume ou encore ces hideux piquets rouillés...
Ecrit par : Pierre à Fusil | 14.02.2006
repose a "Pierre a fusil" je vous trouve bien amer, sachez mon bon monsieur que nous ne sommes plus dans les anées 70-80 la viticulture régionale a changer il faut sortir! nous sommes loin du productivisme des années 60 et de ses methodes. les viticulteurs du LR ont depuis une decennie déja fait de nombreux efforts sur la qualité de leurs produits afin de s'adapter aux gouts du consommateur, nous ne voulons pa le forcer a boire notre vin mais nous voulons eviter que l'on ne l'empeche de le faire. En ce qui concerne notre rôle environnemental, la aussi, les choses changent, nous sommes a l'aire de la lutte raisonnée et avons de nombreux rôle a jouer dans la lutte anti-incendie par exemple et nous contribuons a garder l'espage ouvert pour les promeneurs du dimanche de plus en plus nombreux,. pour finir je tiens a rapeller notre rôle de l'economie regionale et nationale, il serait interressant de savoir combien de familles francaises vivent grace a la viticulture de maniere directe et induite, on aurait des surprises et on serait surement plus ecoutés.
il faut se tenir informé avant de parler pour dire des absurdités
Ecrit par : jean H | 14.02.2006
reponse a IRIS
aujourd'hui la viticulture francaise est victime d'une campagne anti vin orchestrée par le gouvernrement ;la preuve en est faite avec les campagnes anti-alcool avec toujours a l'mages un verre de vin .les viticulteurs sont toujours montrés du doigt mais que fait t'on des marchand de bierres d' aperitif de whiskies de vodka!!! autres probleme, le gouvernement francais noyé dans l'UE ne prend pas position face a la concurrence deloyale des vins etrangers par exemple les espagnols sont subventionnes a 60% par l'UE , arrosage des parcelles autaurisés mais pas en france traitement des vignes obligatoire chez nous mais pas forcement chez eux ;loi sociales inegales ; la listeest encore
plus longue IRIS mais croyez moi rien n'est fait pour sauver notre viticulture
Ecrit par : franck | 15.02.2006
qu'est-ce qu'une "année blanche" dans le jargon du secteur viticole ? Combien le Mtère Agri a-t-il versé pour soutenir les cours en 2005?
Ecrit par : soubeyran | 15.02.2006
reponse a "soubeyran" on entend bcq parler d'année blanche ces derniers temps dans les propositions du ministere de l'agriculture il s'agit en fait de reporter d'un an les remboursements (emprunts, cotisations sociales) mais nous avons dejà perdus 30% de nos revenus pour les plus chanceux) certaines caves particulieres ou cooperatives ne vendent plus rien et ne peuvent donc pas remunérer les producteurs alors a ce rythme je vous le demande ou seront nous l'année prochaine?
Ecrit par : pierre D | 15.02.2006
Quel dommage, après des efforts considérables de la profession, est ce une fatalité?
Le vin est il condamné?
Nos jeunes ne boivent plus de vin et c'est dommage
ne sommes nous pas responsable?
Pour les anti vin, demain vous souffriraient quand ces terres seront livrées au promoteur en tout genre.
malheureusement il n'y a pas de solution agricole au problèmes viticoles sauf peut être de changer nos mentalités (on peut rêver)
De tout cœur avec les vignerons pour que vive notre belle région
Ecrit par : roland | 15.02.2006
Réponse à Jean H,
Bonjour,
Il est vrai qu'on entend souvent que vous avez fait de gros efforts qualitatifs. Pourriez-vous nous les exposer ? Parce qu'il ne suffit pas de mettre plus de bois, plus de sucre et plus de gras pour faire un vin de qualité. Mais le problème n'est pas là il me semble. Je crois surtout que la production est trop importante par rapport à la demande, c'est tout simple. On aurait besoin d'un phylloxéra 2 pour assainir la production... Les gouvernements n'y sont pour rien. Par ailleurs, vous voulez arroser ? Ok, on aura alors 100 hL/ha au lieu de 50 ou 60... super, le but sera atteint.
Pour ce qui est du côté écolo, vous dites "nous sommes a l'aire de la lutte raisonnée"... allô ?! Y a quelqu'un ?! Ca c'était y a 10 ou 15 ans !!! Aujourd'hui ce devrait être au minimum la loi de la lutte intégrée qui prévaut ou biensûr le bio (dynamique ou pas). Que c'est triste d'entendre ça de nos jours...
Vous voyez, je parle quand même en étant un peu au courant de ce que j'avance.
Ecrit par : Pierre à Fusil | 15.02.2006
Pour les efforts qualitatifs: Personne ne met du sucre dans le Midi (d'ailleurs, c'est simple: avec notre climat, nous en avons vraiment pas besoin). Mettre du gras, c'est quoi? Normalement le "gras" dans un vin est le résultat d'un raisin bien mur et équilibré - reste le "bois" - bon, je suis d'accord avec vous, qu'il ne faut pas "boiser" à tour de bras et par principe - l'élevage en barrique ou muid doit plutôt être un choix judicieux, pour arrondir les tannins du vin et permettre une oxygénation ménagée, pas pour maquiller un manque d'aromes et de caractère par un goût de chêne (de copeaux, de préférence....)
On nous dit, que le consommateur demande plutôt des vins légers, fruités et facile à boire - et si vous goutez la panoplie des vins gouleyants qu'on vous propose dans les linéaires des supermarchés, vous en trouvez assez.
Bien sur que personne ne demande sérieusement de pouvoir arroser - à l'exception peut-être des jeunes plantiers en année de sécheresse, mais c'est autre chose.
C'est vrai, que beaucoup d'aides sont entre temps liées à l'application d'un mode de culture plus respectueux de l'environnement. Beaucoup disent, que c'est déjà un progrès, d'appliquer les cahiers de charge de la lutte raisonnée (ex intégrée) - il y a déjà moins de pollution. Mais aussi la conversion en agriculture bio est primée entre temps - chose encore très loin il y a 15 à 20 ans.
Bon, après, il y a le problème des marchés, surtout des marchés à l'exportation, des stocks et des prix de vente - et là, c'est beaucoup plus complexe.
Et là, même "en étant un peu au courant", je n'ai pas de solution miracle à avancer.
Ecrit par : Iris | 15.02.2006
C'est beau la manifestation des viticulteurs. Ce matin en écoutant la radio je me disais, ils ont raison de défendre leur pain, mais en essayant de rentrer ce soir en train, comme tout les jours, quelle mauvaise surprise : Retards et suppressions de trains car des manifestants ont incendiés les voies ferroviaires. Attente de plus de 3 heures pour certains ... c'est trop !!! Il faudrait voir à taper sur les bonnes personnes au lieu de pénaliser les citoyens lambdas qui doivent aussi se battre, en silence faute de moyen, pour conserver leur emploi.
La cause des viticulteurs a pris un sacré coup : les usagers SNCF se souviendront d'eux comme des emmerdeurs et non comme des gens censés qui se battent pour leur travail.
Encore un GRAND MERCI.
Ecrit par : sandrine | 15.02.2006
Bonsoir Iris,
Je n'ai jamais parlé de rajouter du sucre, je pensais plutôt au fait d'en laisser ! En parlant de gras je veux parler de volume. La production raisonnée n'est pas la même chose que la production intégrée, celle-ci consicte à n'utiliser la lutte chimique que dans les cas extrêmes et pas de façon systématique aussi raisonnée que ce soit.
Au sujet des vins, Bizeul rapportait récemment (je n'ai pas retrouvé le trackback) une anecdote qui relatait l'incapacité des producteurs de VdP à répondre à une demande concrète du consommateur, à savoir des vins à 11/12 %vol plutôt qu'à 14... incapacité ou plutôt involonté.
Entendons nous bien, je ne prends pas plaisir à cracher sur la viticulture française, j'en suis, mais cela m'énerve d'entendre toujours les mêmes ritournelles du genre qu'on "empêche les Français de boire du vin français", "le gouvernement veut la peau des gentils vignerons français", etc.
Ecrit par : Pierre à Fusil | 15.02.2006
Il faut adapter les vins que nous produisons aux attentes des consommateurs, c'est bien d'accord, mais encore faut-il que les règlementations françaises le permettent. Il y a une vrai demande de vins moins alcoolisés et il existe maintenant des techniques qui permettent d'enlever les excédents d'alcool tout en conservant la qualité d'origine. Les Californiens utilisent largement ces méthodes librement. Il nous est impossible de faire la même chose et le promoteur de ces pratiques jeune oenologue et vigneron de Béziers a reçu la visite de la Répression des Fraudes et un procès verbal lui a été fait. Depuis on a la possibilité a titre expérimental de désalcooliser, avec beaucoup de formalités mais interdiction d'exporter le produit, alors que le marché est international, nous avons des semelles de plomb administratives et règlementaires......
Ecrit par : Clavel | 16.02.2006
Bonjour,
http://www.viti-net.com/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?idRub=18&id=24560
Apparemment on peu désalcooliser pour les VdT et les VdP.
Ecrit par : Pierre à Fusil | 16.02.2006
Bonjour,
issu d'une famille de vignerons dans le Saint chinianais et le minervois, je m'inquiète moi aussi de la tournure que prend cette triste affaire... J'ai peur que l'on regrette plus tard la disparition de milliers d'hectares de vignes dans notre région. C'est le paysage de notre région qui va se métamorphoser de champs de vignes en champs de résidences pour retraités anglais... Les vins de notre région font actuellement partie des meilleurs vins du monde, nos vins ont un rapport qualité/prix, pour moi, incomparable. Il est clair que les viticulteurs doivent avoir une attitude plus offensive au niveau commercial pour se positionner au niveau mondial. On a largement les moyens (si l'état veut bien alléger les charges qui pèsent sur les exploitations) de concurrencer tous ces vins du nouveau monde, qui n'ont pas l'histoire de notre région et surtout la même approche des terroirs et enfin ce sont des vins industriels, pas aussi riches que les notres. Moi, je suis optimiste pour l'avenir, certes, il y a actullement un déséquilibre qui se fait au niveau des marchés mais je pense, j'espère, que cette tendance se remettra favorablement pour nous. Lorsque les consommateurs se rendront compte de la "pauvreté" des vins du nouveau monde (pas tous), ils reviendront vers nos vins qui ont une identité propre et surtout une histoire...
Ecrit par : Nico | 16.02.2006
reponse a SANDRINE
j'etais hier soir a la manif a narbonne je comprend ton mecontentement par rapport au retard pris par ton train ,mais soit indulgente avec des hommes et des femmes qui se battent pour survivre . Je ne sais pas quel metier tu fait mais l' indulgence dans ce cas la est une forme de solidarité.3 Heures de retard n'est rien dans une vie en comparaisonde la situation catastrophique dans laquelle se trouve la viticulture
Ecrit par : franck | 16.02.2006
Réponse à Pierre à Fusil,
C'est la même chose pour VdT, Vin de Pays ou AOC, interdiction de désalcooliser sauf dérogation pour le marché national. Il faut savoir que la problématique désalcoolisation est associée, dans la tête des responsables nationaux à la chaptalisation. Comment expliquer que certains veulent désalcooliser alors que d'autres alcoolisent ??? 60 000 tonnes de sucre de betterave servent à fabriquer de l'alcool dans le vin (officiellement) . Alors que le Ministère de la Santé a fait voter une loi en août 2004, visant à réduire la consommation d'alcool de 20% en 4 ans en France (pour le vin c'est -30%), on continue de donner l'autorisation de chaptaliser, on marche sur la tête......
Ecrit par : Clavel | 16.02.2006
Pierret le zygo contre l'arrachage, Ce n'est pas en cassant et en retardant les trains que vous avancerez. je suis avec vous si vous voulez vous faire entendre c'est aux politiques qu'ils vous faut casser les burnes pas au peuple.
Bloquez les, payez vos taxes en petites pièces, occupez l'assemblée, etc....
Ecrit par : pierrot le zygo | 16.02.2006
Clavel,
Ok je suis d'accord avec vous. Mais alors, est-ce que ce ne sont pas les terroirs qui ne sont plus adaptés ? Je veux dire, peut-être que sous vos latitudes il n'est pas intéresant de planter en des lieux trop favorisés. Des terroirs plus frais, en théorie moins bien exposés serait donc à préférer.
J'ai retrouvé le billet de Bizeul : http://www.closdesfees.com/dotclear/index.php?2006/01/24/132-toucher-le-fond
Ecrit par : Pierre à Fusil | 16.02.2006
je vais etre brève, je comprend parfaitement que le monde viticole subit une déflagration importante et inquiétante mais je me pose toutefois une question. pourquoi alors ces grandes personnalités comme depardieu ou bouquet ou autres qui prétendent connaitre le vin alors qu'on sait pertinement que c'est faut achètent des vignobles à coup de millions d'euros pour un petit hectare? ne me dites pas que c'est pour relancer la viticulture, ils vont tout de même pas se ruiner pour nous faire plaisir.
Ecrit par : sylvie | 18.02.2006
Euh... et pourquoi ils n'y connaîtrais rien ? parce qu'ils sont connus ? Je ne comprends pas trop la portée de votre propos... Et s'ils voulez juste se faire plaisir ? Je ne pense d'ailleurs pas qu'ils se soient ruinés en se payant un domaine.
Ecrit par : Pierre à Fusil | 18.02.2006
Je buvais trés peu de vin. Aujourd'hui, pour aider les vignerons, je consomme un peu plus qu'avant, soit environ une bouteille par mois, c'est peu certes mais je n'en buvais quasiment pas avant sauf lors de repas de famille. Si chacun d'entre nous consomme un peu cela pourrait se faire.
Je tire un coup de chapeau à ces jeunes vignerons qui ont repris une entreprise viticole malgré la crise. Il faut avoir du courage.
Ecrit par : Emile dumoulin | 23.02.2006
Pourquoi les viticulteurs ont-ils votés pour les tenants de la loi Evin? Suicidaire! Ne sont-ils pas en train de récolter ce qu'ils ont semé ces "sur-hommes" du "midi-rouge"? En tout cas, moi je bois leur pinard car s'ils ne reflechissent pas beaucoup, certains savent le faire, le vin.
Ecrit par : Pierre-Yves | 06.03.2006
En attendant une bouteille de vins Français que l'on trouve à trois Euros au super marché d'Auchan se retrouve à 12 $ canadien à la SAQ ( Société des Alcool du Québec)
En effet les taxes exorbitantes imposées par le Gouvernement du Québec sur les vins, diminuent d'autant plus les impôts personnels que doivent payer ces braves!... citoyens Québécois.
Pour tout dire, les Agriculteurs Français payent pour améliorer le train de vie de ces gentils lointains cousins!...
Sévurité sociale et autres....
Le gouvernenemt Français devrait intervenir fermement .
Ne pas oublier que nos cousins sont d'INTERMINABLES HIPOCRITES CHIALEUX...
Ecrit par : Alaex | 07.03.2006
Un constat : le vin ne se vend pas.
Une cause parmi d'autres : les jeunes générations ne boivent que trés peu ou pas du tout de vin.
Une évidence : la viticulture va mal mais ce n'est pas le seul secteur économique à avoir de graves problèmes et tout casser ici ou là ne résoudra rien.
Une proposition : que les aides à venir soient diminuées du montant des dégâts occasionnés par les excités de la filière viticole
Ecrit par : Aloise | 07.03.2006
Je comprends que les viticulteurs soient en rogne.
Leur secteur va mal et ils ne peuvent plus en vivre.
Au lieu de casser du matériel et déverser des camions sur la route qui va à nouveau ruiner d'autres personnes pourquoi ne pas étudier d'autres alternatives.
Le vin non vendu peut être distillé comme le jus de la canne à sucre au Brésil et remplacer avantageusement l'essence pour les voitures.
Moins de pollution pour la planète, moins de tension sur le pétrole, et utilisation des terres en friches pour produire plus.
Il y en a assez de demander à l'ensemble des contribuables de soutenir les agriculteurs, une fois trop d'eau, un fois sécheresse, une fois vache folle, une fois grippe aviaire, dans les autres profession quand le marché n'est plus là on change de boulot.
Ecrit par : Luc | 08.03.2006
Je voudrais ,aujourd'hui,que les gens comprennent que nous ne voulons pas être et avoir plus que les autres, que nous voulons simplement vivre de notre métier sans faire la mendicité. Je suis très souvent sur les routes de france pour vendre le fruit de mon travail qui est le vin et je peux vous assurer que la population boit toujours du vin mais quel vin : des vins préparés par des négociants qui ne veulent que faire du profit, des vins insipides a bas prix achetés dans le monde entier auxquels on ajoute des aromes artificiel. aujourd'hui les vignerons savent travailler et élaborer des super vins alors faisons le ménage chez nous et permettons aux gens d'apprécier le vrai vin du Languedoc.
Ecrit par : sophie L | 09.03.2006
Je pense que pour s'en sortir de cette crise , et je suis concerné, il faudrait un grand coup de balai devant notre porte (tout le monde viticole, proprietaire, caves; negoce,etc etc ). Que tous ces gens qui soi disant nous défendent dans des réunions à Paris ou autres, donnent leur démissions car ils n'on pas réussi et qu'ils laissent place aux jeunes qu'ils ont des idées nouvelles pour notre profession et plus modernes.
Et pour en finir que notre gouvernement puisse nous considérer comme des citoyens français, mais non pas comme des batards.
Ecrit par : Henri | 09.03.2006
nous aimons le vin, le bon vin, et surtout pas le vin de grande production.
Ici dans les PO nous avons de beaux vignobles, bien travaillés et des vins elevés vec compétence et amour.
Mais il suffit que nkous allions de l'autre côté des Pyrénées pour trouver un trsè bon vin ( peralada) , etn tout cas, nous nous l'apprécions, et son prix est bien plus bazs à qualité égale .
Vrai les charges ne sont pas les mêmes, ni les charges sociales, ni les taxes ...
ns avons eu aussi la chance d'approcher les vins australiens, grandes propriétés industrielles, un goût identique et à " organigramme plat", aucune différenciation dans le goût obtenus sur des terres différemment orientées ...
bref, le vin français charme les palais, les vignobles enchantent les yeux, les couleurs d'automne et les petits villages sont de vrais bijoux ..
et pourtan on ne peut lutter contre industrie et GPS.
S'il existe au monde un seul vrai pro de la pub et du marketing, il ne peut qu'être bousculé par cet état de fait ...
please monsieur seguela, proposez des idées, bousculez les envies, donnez des orientations,
Ecrit par : gene | 09.03.2006
Oui la vigne a sa crise, ce n'est ni la première ni la dernière. Comme toute production (pomme, pêche...) il y a des périodes d'arrachage qui font mal au coeur et au porte monnaie. Il faudrait plus de contrôle de la part de l'UE pour la distribution des compensations. Mais le vin se boit, le bon vin se boit et nous sommes dans une région de bon vin. Nous ne buvons plus d'apéro mais un verre de vin avant le repas, ainsi pas de mélanges, pas de maux de tête...
Venez apporter pour nous faire découvrir vos nectars à la fête de la vigne et du vin de Prades le Lez le samedi 14 octobre 2006, et vous constaterez que les viticulteurs qui viennent depuis maintenant cinq ans sont contents de leur journée. On déguste, on découvre, on achète et on fait connaître autour de soi les vins du midi, les vins du soleil, les vins de pierre, les vins autour du Pic Saint Loup, VOS VINS qui nous régalent à chaque sortie et à chaque repas entre amis ou en famille.
Déjà au 17ème siècle les crises viticoles existaient, mais nous sommes au 21ème siècle et les vignes sont encore là. Connaître l'histoire de la vigne dans notre région à travers une "Chronique de la Mer au Cévennes de 1642 à 1960" vie du village avec son évolution et la transformation des champs de blè en vigne.... Me contacter.
Ecrit par : lyse | 10.03.2006
le vin en crise oui, en grosse crise; la Xième le LR, connait -il la mondialisation, l'europe,la libre circulation des biens et des personnes? La grande distribution, elle ,elle,connait.C'est toujours le meme scenario lors de certaines manifs direction la voie ferree
casser du sncf , alors ?c'est enfoncer le service public dans son deficit
Mais s'attaquer aux discounters qui brandent les vins étrangers
hors de la region , la, c'est autre chose ,et poutant les crises continuent :le vin ,les fruits les legumes,laviande etc etc...LES multinationales de la grande distribution on des ramifications bien au dela d'un passage à niveau et chez eux leurS unionS fONTleurS FORCES /barthelemy le10/03/06
Ecrit par : lautrey | 10.03.2006
Je veux bien admettre que la viticulture languedocienne - une partie seulement - traverse une grave crise, mais... il faudrait quand même faire la part des choses.
Il y a quelques années, les viticulteurs ont reçu de bonnes (très bonnes) primes d'arrachage ; qu'en ont-il fait ? Les "vieux", prudents et malins, ont fait fructifier l'argent reçu, mais certains - ceux qui aujourd'hui cassent à tour de bras tout ce qui leur tombe sous la main - se sont payés des vacances aux Baléares ou de magnifiques 4X4 - c'était leur droit bien sûr ; et aujourd'hui, de nouveau sans le sou car victimes de leur incurie après avoir confié leur sort entre les mains de Bruxelles et de gens qui ne pensent qu'à les exploiter, ils en appellent une fois de plus à la solidarité nationale !
N'est-ce pas quand même pousser le bouchon un peu loin ? Quand donc le français arrêtera-t-il de se comporter en perpétuel assisté pour se prendre lui-même en charge sans continuellement tout attendre du gouvernement, de Bruxelle et des autres ?
Je connais aujourd'hui des viticulteurs languedociens qui s'en sortent très bien, mais c'est, bien sûr, au prix de beaucoup de travail, d'efforts et d'imagination - en cave particulière, bien sûr !
Alors maintenant, assez, ça suffit ! Arrêtez de prendre la France en otage.
Ecrit par : JPC | 10.03.2006
Tout à fait d'accord, en plus une démarche intelligente consiste à s'adapter au marché donc a produire moins avec une meilleure qualité, et envisager une autre orientation de votre activité avec une bonne utilisation des primes d'arrachage.
Le scandale consiste à replanter.
Ecrit par : Phil | 10.03.2006
l'année derniére j'ai vendu toute ma récolte à VINIFRANCE d'ans le gard. elle vient de déposer le bilan, je n'ai donc plus de chance d'étre payer, pouvez vous me dire si vous etes dans le meme cas que moi MERCI
Ecrit par : pantoufle | 10.03.2006
fille et soeur de viticulteur et fière d'être une paysanne, je suis de plus en plus écoeurer d'être française.
Tous ces hommes politiques qui n'ont que faire de notre sort et qui ne pense qu'au pouvoir et à leur propre personne.
Faut-il tout casser, brûler des écoles des lieu public ou des voitures pour être entendu.
Faut il que le sang soit encore versé comme il y a trente ans à Montredon.
Que cherche le gouvernement en nous poussant à bout.
Il faudrait que tout les citoyens français soient solidaires et bloquent l'économie et le fonctionnement de la pauvre France pendant quelque temps. Peut être que ces messieurs réagiraient et prendrait nos requetes en considération.
Les voyous et les casseurs des banlieues ont eu gain de cause pourquoi pas nous. Soyons solidaires et ferme dans nos décisions arrêtons de payer nos impôts et nos charges.
vive la vigne vive le vin et les viticulteurs qui travaillent très dur et souvent dans des conditions climatiques déplorables.
Nous voulons simplement vivre heureux de notre travail.
Bon courage à tous Marie
Ecrit par : marie | 10.03.2006
Rien ne sert de tout casser, il faudra augmenter les impôts pour les réparations. Rien ne sert de prendre X ou Y en otage, le déployment des forces de l'ordre coûte la peau des "fesses" il faudra là encore augmenter les impôts.
Il faut évoluer avec la société cela est très difficile et demande des sacrifices, la seule chose que le gouvernement doit ABSOLUMENT éviter c'est que ce soient les "petits viticulteurs" qui fassent ces sacrifices. Les grandes sociétés nationales et multinationales doivent être davantage contrôlées et peut être taxées. Quant aux droits de douane d'exportation et d'importation il faut tout revoir, ils n'ont pas évolués depuis des décennies.
Ecrit par : lyse | 11.03.2006
Je comprends que les viticulteurs soient en rogne.
Leur secteur va mal et ils ne peuvent plus en vivre.
Au lieu de casser du matériel et déverser des camions sur la route qui va à nouveau ruiner d'autres personnes pourquoi ne pas étudier d'autres alternatives.
Le vin non vendu peut être distillé comme le jus de la canne à sucre au Brésil et remplacer avantageusement l'essence pour les voitures.
Moins de pollution pour la planète, moins de tension sur le pétrole, et utilisation des terres en friches pour produire plus.
Il y en a assez de demander à l'ensemble des contribuables de soutenir les agriculteurs, une fois trop d'eau, un fois sécheresse, une fois vache folle, une fois grippe aviaire, dans les autres profession quand le marché n'est plus là on change de boulot.
Ecrit par : Luc | 13.03.2006
Vous avez tous voté pour l'EUROPE, eh bien maintenant que vous l'avez, allez donc vous plaindre à Bruxelles.
Avec l'entrée massive de tous les immigrants qui ne boiront pas de vin et pour cause!... qui ne pourront bien sûr pas trouver de boulot, les grèves des fonctionnaires qui ne pensent plus qu'à se promener, les étudiants qui veulent leur diplôme sans bosser, et tout le reste .... c'est toute la france qui fou le camp.
Continuer de tout casser , quand tout sera détruit, il faudra réconstruire, nous aurons alors à nouveau du travail ,nous gagnerons de l'argent et nous pourrons recommencer à boire du vin ?...
Je vous souhaite bonne chance....
Ecrit par : toto | 15.03.2006
Tout est un éternel recommancement!Depuis de nombreuses années,de politique agricole commune les cartes de la viticulture ont été distribuées.......comme les cartes de la production laitière ont été distribuées il y a plus de 30 ans.....
Pour ma part,pour s'en sortir il faut que des coopératives d'un même secteur géographique se regroupent et EXPLOITENT EN COMMUN ,UN NOM,UNE BOUTEILLE,"FER DE LANCE"en faisant un trés gros effort sur le coté commercialisation!en allant chercher les clients dans des régions qui ne demandent qu'à connaitre le fruit du travail de tous les viticulteurs du LANGUEDOC-ROUSSILLON.
Ecrit par : BENEVOLO7634 | 15.03.2006
N'habitant plus dans l'herault mais etant originaire de la, je suis inquiet de voir l'activite principale de la region se decomposer a vitesse grand V. Habitant a l'etranger, je me suis rendu compte que les gens ici buvaient de plus en plus en vins mais consommer de moins en moins de vins francais. Il va falloir faire de serieux effort sur le marketing pour pouvoir promouvoir le vin francais a l'etranger. Attention la concurrence est rude. Ce n'est plus comme avant ou les vins francais inondaient les marches.
Le probleme de tout ca est :
Qu'est ce que les gens vont faire si leur activite se meurt ... alcool, drogue, depression, violence. Les consequences sont dramatiques et inevitables, on ne peut pas demander a des gens de rester "zen" lorsqu'il se retrouvent sans rien apres avoir travailler toute l'annee ...
Ecrit par : sebastien | 15.03.2006
comment contacter les representants des maniestants?
Ecrit par : max | 15.03.2006
Viticulteur come certaines personnes qui écrivent sur ce blog, je suis assez étonné de la réaction de certains.Je cite 'y en a marra que les collectivités payent pour les viticulteurs'.Celui qui à écrit cela ne sait surement pas combien il paye (si il travaille) pour tout ceux qui ne font rien.Il faut quand même respecter ceux qui travailent.Il peut toujours venir une journée chez nous (10 à 12h) pour ce rendre compte du travail fourni pour le peu de rémunération.
Quand à ce problème de marketing pensez-vous qu'il va tout résoudre? Cela me rapelle un peu le temps ou l'on disait qu'il fallait investir pour développer la viticulture (ou l'agriculture)Résultat, des producteurs un peu plus endettés et des prestataires de services qui se sont enrichis sur notre travail.Il est aussi impressionnant de voir les investissement réalisés par certains au niveau matériel mais bon, chacun dépense comme bon lui semble.Binetôt j'arrêterais la vigne quand j'aurais trop faim.Faudrait peut-être vendre le vin en commerce équitable comme on fait pour les bananes, cafés, chocolat et autre.
Ecrit par : pol hi | 16.03.2006
Que pensez-vous de JOHNNY HALLYDAY qui vend du vin de chez nous avec Roger Santa, c'a peu nous faire un peu de pub?
Ecrit par : pantoufle | 17.03.2006
Depuis 30 ans que j'ai découvert et que j'apprécie les vins du Languedoc Roussillon, j'ai constaté les énormes progrès qualitatifs réalisés par de très nombreux producteurs. Je suis consterné devant la violence de ceux qui semblent attendre leur salut de décisions politiques. Une profession doit s'organiser si elle veut progresser globalement et le clivage entre la production et la commercialisation reste le talon d'Achille de la viticulture. Ce diagnostic n'est pas récent et des solutions existent qui ont fait leurs preuves. Votre avenir est entre vos mains, pas dans celles du gouvernement! Alors, j'ai envie de dire :"Vignerons de tous les bassins, unissez-vous" mais pas pour casser, pour construire.
Ecrit par : pierre emile | 18.03.2006
A la lecture de MIDI-LIBRE DU 18/03/2006.Sur le commando de NARBONNE,je suis effaré contre de tels agissements,bravo à la bétise humaine,bravo a ces personnes qui ont des enfants,bravo pour l'exemple donné,heureusement qu'ils sont en FRANCE.....comme disait COLUCHE "quant on voit ce qu'on voit,qu'on entend ce qu'on entend,ON A BIEN RAISON DE PENSER CE QU'ON PENSE..........
Ecrit par : BENEVOLO7634 | 18.03.2006
On aimerait lire dans Midi Libre une analyse, un commentaire, un suivi, des faits suicidaires de destruction des vins et des outils de production ou de négoce qui se succèdent, les caves coop de Cruzy et de Quarante, la cave de sockage de Béziers, la coop de Vinassan achetée par un négociant de Bordeaux, les cuves à Sète de Skalli et d'autres, j'en oublie dans le Gard, c'est totalement irresponsable. Tu m'as fait péter les cuves, si ce n'est toi c'est donc ton frêre, je te fais péter les tiennes ou celles de ton groupement, c'est une maladie infantile d'un pseudo syndicalisme primaire qui signe toujours CRAV. Il fut une époque ou les motivations et les cibles étaient plus précises!! On ne comprend plus rien aux objectifs poursuivis, les responsables politiques, professionnels, parisiens rigolent, ils disent, continuez, vous êtes en train de régler le problème entre vous !!! Jean34
Ecrit par : Jean34 | 18.03.2006
Viticulteurs, mon mari et moi!
Effectivement, comme disait Coluche:
Quand on voit qu'il me reste que 400 € pour vivre par mois, que j'entends que l'on ne veut pas nous aider, il ne me reste que la raison de penser pour nos deux enfants !
Ecrit par : casanova | 19.03.2006
Les viticulteurs ont reçu une lettre de la MSA ces jours-ci, les informant, qu’au cas où ils ne peuvent pas payer leurs cotisations sociales personnelles et patronales 2006 en avril, on peut leur accorder un délai de payement de trois ans maximum pour 60% de la cotisation 2006 sans majoration de retard. "Ces mesures sont financées grâce à un fonds national abondé par les caisses de MSA."
Cela ne résout pas tous les problèmes, notamment pas la surproduction, mais ...
Ecrit par : Iris | 20.03.2006
La MSA c'est bien, mais cela ne représente même pas assez d'oxygène pour tenir 1 mois ... les cuves sont désespérément pleines, et ceux qui se disent nos responsables viricoles, sont les RESPONSABLES de toutes ces situations. Si les "syndicalistes" avaient fait leur boulot, il n'y aurait pas de débordements : on en est au stade ou dse vignerons ne peuvent même plus se nourrir. Il n'y a plus de responsables syndicaux depuis longemps : il y a des IRRESPONSABLES qui ne regardent que leur exploitation
Ecrit par : mariane81 | 21.03.2006
Un geste de plus, il n'y a qu'à lire le journal:
http://www.midilibre.com/dossiers_v2/article.php?id_rubrique=38&id_article=741&debut_art=
Ecrit par : Iris | 21.03.2006
Bonjour messieurs les viticulteurs - Je suis entierement solidaire avec vous, a mon petit niveau en buvant exclusivement du vin de l'hérault, normal je suis un exporté habitant depuis peu d&ns votre belle region. Parfois je participe a la vie locale en allant aux lotos de vos associations. Quelle ne fut pas ma surprise au derniers loto de LAURENS d'entendre " venez nombreux dimanche, il n'y aura pas de lots comportant de la volaille. Trouvez vous cette attitude normale!! ou est la solidarité inter-paysanne? désolé mais Dimanche je Boycotte Laurens...
Ecrit par : gilles 34 | 24.03.2006
Bravo Gilles34,au sujet de la solidarité inter-paysanne.......
il reste de moins en moins d'agriculteurs et de viticulteurs dans notre beau pays,et il est bien dommage que dans nos villages,où il y a des lotos le dimanche on"s'amuse bêtement"a boycotter la volaille........
Faites donc une bonne et baveuse omelette avec 2 oeufs et 1 oeuf!!!!! vous verrez c'est trés bon pour le moral et le sourire
dans ce monde de déprimes........A+++
Ecrit par : BENEVOLO7634 | 24.03.2006
a benevolo
Et cette omelette je l'arroserai copieusement de bon vin de l'hérault - et pour le sourire jutiliserai le wiski (vous savez cette boisson a base de punaises écrasées) pour allumer le barbecue--- amicalement
Ecrit par : gilles 34 | 24.03.2006
Liens utiles :
* pleins d'infos viti-vini-oeno sur le site professionnel Viti-net:
http://www.viti-net.fr
* et une newsletter agricole qui propose une édition viticole (il suffit de cocher la case vigne en s'inscrivant et de ne pas cocher les autres rubriques):
http://www.regie-agricole.com/includes/redirect.asp?id=771 ou http://www.lemelagricole.com
Ecrit par : Pierre | 03.04.2006
Je comprends tout à fait les problèmes des viticulteurs de notre région, mais je ne comprends pas les dégradations faites sur les réseaux France Telecom, SNCF ou EDF, et signées par un mouvement de vignerons.
Je veux parler des installation incendiées dernièrement à Nissan lez Enserune, Vias ou Saint Pons de Mauchiens
Evidemment, je me garde bien de généraliser à tous les viticulteurs, mais si un de ces vandales nous lit, qu'il se pose la question de savoir si le fait de laisser des communes sans téléphone, sans électricité ou de bloquer le réseau ferré apporte vraiment quelque chose à leur cause.
Cela dit, je continuerai à boire de préférence le vin de notre région, parfois sans modération, mais je crains que ça ne suffise pas pour résoudre ce problème.
Ecrit par : Pascal | 04.04.2006
je suis viticulteur aoc costiere de nimes et je viens de vendre mes 20 hectare,car je ne "m'en sortai pas"Je pense que le bio n'a pas ce probleme.Un ami pastouret sur bellegarde s'est reconverti ,il y a 5 ans et il vend tout,il a meme eu la médaille d'or pour son rosé 2006.Il s'est reconverti en bio ,car ;il avait des problemes de santé avec les traitements phyto,comme moi.Beaucoup de jeunes viticulteurs sont stériles .Mon fils a eu une leucemie "guerrie"il y a 5 ans.Apres la vache folle,je pense que d'ici 10 ans ,il y aurat un scandale des produits phyto ,car comme le dit que choisir,les fruits et légumes ,meme lavés contiennent beaucoup de residus ,de ses produit.Mais en france le lobby des produits phyto est trés fort(comme celui du tabac)Je signale que le restaurant bio LA CHASSAGNETTE sur arles vient d'etre élu meilleur restaurant du monde par les Americains en 2006
Ecrit par : gomes jl | 23.06.2006
Bonjour à tous, je suis à la recherche d'une exploitation viticole sur l'hérault ou l'aude. J'avais trouvé 1 domaine à reprendre à 1 personne qui part en retraite. Qui est côté par tous les guides français, avec matériels et vignes en bonne état. Seulement aujourd'hui nos amis les banquiers ne veulent plus prêter qu'aux riches. Donc mon projet a été refusé 2 fois par le crédit agricole pour 1 financement de 360000euro avec caution bancaire et un chiffre d'affaire de 280000euro. Qu'on vienne pas se plaindre si la viticulture meurt de jour en jour. On ne laisse pas de chance aux jeunes de pouvoir s'installer. Il faut dire aussi que les aides à l'installation sont merveilleuses maintenant avec des durées de remboursement de 7 ans sur les taux réduits, et également le remboursement des aides si le chiffres d'affaires n'est pas respecté. Je ne sais pas qui il faut remercier pour en être arrivé là mais chapeau. Sur ce je continu à chercher un domaine. Il n'arriverons pas à me dégoûter.....!!!
Ecrit par : Bouche Guilaume | 13.08.2008
QUE DE TEMPS PERDU....Le 15/03/2006.....je disais qu'il fallait se "REGROUPER"pour faire une grande marque SUR LES VINS DU LANGUEDOC !!!!!!!j'apprends avec plaisir qu'une BOUTEILLE EST à L'ETUDE POUR UN NOUVEAU DESING ,afin de PROMOUVOIR ET VENDRE CETTE BOUTEILLE ET SON CONTENU SOUS L'EMBLEME PORTEUR DE :SUD DE FRANCE........IL ETAIT TEMPS DE LE FAIRE........BIEN CORDIALEMENT........
Ecrit par : baudry | 28.01.2009
l'article du 28.01.2009 est à mettre au nom de BENEVOLO7634 ,pour faire la correspondance avec le 15.03.2006.......MERCI....BIEN CORDIALEMENT
Ecrit par : BENEVOLO7634 | 28.01.2009
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