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26.06.2006

Travail le dimanche : pour ou contre?

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Le débat était latent depuis de nombreuses années : une proposition de loi devrait être déposée dans la semaine pour légaliser l'ouverture des magasins le dimanche.

Le député UMP Pierre Lellouche a annoncé qu’il déposerait une proposition de loi sur l’ouverture des magasins le dimanche dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. Ce dernier explique sa décision par le « droit au travail » et soutient que ces ouvertures dominicales auront un effet positif sur l’emploi.

« J’aimerais que l’on sorte de l’hypocrisie ambiante. Et que l’on rétablisse, en face du principe du repos dominical, celui au moins aussi fondamental de la liberté du travail », déclare le député de Paris.

La loi, qui autorise actuellement les magasins à ouvrir cinq fois par an, après autorisation du préfet, est battue en brèche par de nombreuses enseignes. Le 14 juin dernier, un centre commercial de Villacoublay a vu ses ouvertures dominicales condamnées par la Cour d’Appel de Versailles et une astreinte de 1.000 euros par infraction constatée.

Cette pratique commerciale pourrait se généraliser si jamais la loi devait être votée par le parlement. Il reviendra alors aux employés comme aux clients de s'adapter.

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Commentaires

Le dimanche est devenu, notamment dans le commerce, le terrain d’une concurrence de plus en plus vive pour la conquête des parts de marché.

Or cette journée est un enjeu important de la société de demain.

Le repos pris en commun et la trêve de l’économie sont, non le signe du refus d’évoluer dans une société en crise, mais la reconnaissance de la primauté de la personne humaine.

Comme les jours fériés, la spécificité du dimanche, jour chômé en commun, répond, en effet, à des exigences profondes de la vie familiale, culturelle, associative et spirituelle.

L’activité dominicale se justifie quand il s’agit de services aux personnes ne pouvant être différés.

Face aux pressions diverses, la puissance publique a le devoir de protéger et de soutenir les entreprises qui respectent la qualité de vie de leurs salariés en se gardant d’ouvrir le dimanche.

La règle fixant au dimanche le repos hebdomadaire a été prise dans l’intérêt des travailleurs, hommes ou femmes, et constitue un avantage social.

Son application n’est dès lors pas de nature à entraîner une discrimination directe ou indirecte au détriment des uns ou des autres

Le droit au travail le dimanche ne doit pas primer sur le droit au dimanche lui-même.

Au-delà de la question juridique, c’est une question qui concerne chaque personne comme consommatrice.

Chaque fois que nous préférons faire nos courses en semaine, nous offrons un dimanche à une famille.

Écrit par : michel | 02.03.2008

J'aimerais aussi que Pierre Lellouche, cet avocat affairiste, sorte aussi de l'hypocrisie qui est la sienne !

Quand il veut ouvrir le dimanche, il travaille pour les lobbies de la grande distrib, et pas pour lui, dont le cabinet d'avocat est fermé le dimanche !

Il ferait mieux de se battre pour le respect de la loi, qui, fort justement, veut faire respecter un cadre qui est nécessaire au bien commun. Mais sans doute que cela rapporte moins...

Écrit par : Steven | 02.03.2008

salut

Écrit par : saul | 08.12.2008

ancien artisant commerçant, j'ai travaillé 7/7 pendant de longues années, mes employes eux ne travaillaient ni le samedi ni le dimanche, je faisait 70% de mon chiffre le dimanche ce qui me permettais de payer mes employes, et ceux qui visitaient mon magasin et achetaient, sont ceux qui maintenant sont contre le travail du dimanche, ce sont ceux qui vont au restaurant, dans des musees, dans des parcs d'attraction, qui se font soigner dans les hopitaux, qui vont sur des plages gardées, qui font les brocantes, etc;;;;;; tout comme ceux qui achettent des produits venanr de chine sont contre les delocalistions,,,, et j'en passe

Écrit par : clays | 06.07.2009

Je suis vraiment contre le travail du dimanche : d'une part qui va garder les enfants petits ou grands ? nos gouvernants ou nos députés n'ont bien sûr aucun problème de ce côté là, et d'autre part ont-ils pensé à tous ces nombreux sportifs PROPRES dont les matches ont lieu ce jour là, ou la veille au soir , et pour qui le sport est indispensable à leur vie. J'ai 74 ans, une excellente santé, des souvenirs merveilleux plein la tête et des amitiés ..éternelles. Aroun Tazieff a dit : " Le sport donne l'amour de l'effort et le goût de se surpasser " le travail du dimanche n'apportera jamais ça !!! Le repos du dimanche est aussi un acquis des travailleurs que nous devons conserver contre l'enrichissement d'une minorité.

Écrit par : Bertaud | 07.07.2009

Lettre ouverte à Xavier DARCOS Ministre du Travail

Monsieur Xavier DARCOS
Ministre du Travail
127 RUE DE GRENELLE
75700 PARIS


Lettre ouverte

Monsieur le Ministre,
Nous avons appris que les entreprises CASTORAMA et LEROY MERLIN, qui occupent des salariés illégalement le dimanche, ont pris prétexte de ce qu’elles avaient reçu l’injonction de respecter la Loi pour entreprendre des plans sociaux en vue de licencier leurs salariés ou de baisser leur rémunération.

Ces plans sociaux feront l’objet d’une instruction par les services de la DDTEFP du département du Nord, là où elles ont leur siège social, alors même que les établissements concernés sont localisés dans le Val d’Oise.

Ces deux employeurs ont fait travailler leurs salariés le dimanche en toute illégalité, au mépris du Code du Travail et de la convention n°106 de l’Organisation Internationale du Travail et surtout au mépris de l’intérêt des salariés, et ce, pendant de nombreuses années.

C'est la raison pour laquelle nous avons obtenu en justice que ces deux enseignes, parmi d’autres, soient contraintes au respect de la règle sociale sous astreinte financière dissuasive.

Nous avons également, par différentes lettres ouvertes, proposé à ces deux enseignes de renoncer à percevoir le montant des astreintes qu’elles ont été condamnées à verser à notre organisation syndicale en échange du maintien de l'emploi et de la rémunération des salariés employés le dimanche et la fermeture des magasins le dimanche.

A ce jour, ces deux employeurs ont rejeté ces offres.

Elles se prévalent aujourd’hui de la tolérance de l’administration à leur endroit pour justifier la violation de la règle sociale. Elles ont préparé des plans sociaux visant à faire supporter par les salariés les conséquences de leurs décisions passées de se placer dans la plus totale illégalité.

Il n’y a là aucun motif économique, ces entreprises ne pouvant se prévaloir de leur violation de la Loi pour justifier aujourd’hui le licenciement de salariés qu’elles ont engagés alors que la législation leur interdisait de le faire.

Nous pensons que l’annonce de ces nombreux licenciements n'a qu'un seul but : faire pression sur le législateur afin de tenter de justifier, de manière détournée, la proposition de loi du député Mallié, et ce, au mépris des conditions de travail des salariés, de leur santé physique et morale, de l’idée d’une journée de repos commune à l’ensemble de la
société et des engagements internationaux de la France.

Nous sommes d'accord avec le Président de la République qui a dit, en substance, au cours de son allocution du 15 juin devant l’OIT et dans son message adressé à cette organisation, qu’il fallait rendre ces normes internationales obligatoires et a rappelé ainsi son attachement au respect des normes sociales.

C'est pourquoi, nous vous demandons de solliciter les directions départementales du travail pour instruire ces plans sociaux et leur rappeler qu’ils n'ont aucune base légale et plus généralement en intervenant par tous les moyens dont dispose l’administration.

Une copie de la présente lettre ouverte est adressée à la DDTEFP du Nord et à la DDTEFP du Val d’Oise.

Nous sommes dans l’attente de vous lire et restons à votre disposition si vous le souhaitez pour vous fournir toutes les précisions qui vous paraîtront utiles.

Ne doutant pas que vous prendrez notre demande en considération, dans l'intérêt des salariés concernés et dans le respect des annonces du Président de la République, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de notre haute considération.


Françoise NICOLETTA
Secrétaire fédéral
Secrétaire du Commerce

Écrit par : C LE COMTE | 07.07.2009

dgdfqhgf je vous en merde tous

Écrit par : yuty | 18.10.2009

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